Archives de catégorie : Campagnes

Questions-réponses au sujet de la grève du 30 septembre

Pourquoi l’ADEESE est-elle en grève?

L’ADEESE est en grève afin de soutenir les enseignants et les enseignantes dans le cadre de la négociation de leur convention collective et pour défendre l’école publique. Cette grève vise donc à appuyer les moyens de pressions effectués par le corps enseignant. L’ADEESE considère que de bonnes conditions d’apprentissage pour les élèves passent par de bonnes conditions de travail pour les enseignants et les enseignantes. La vaste majorité des membres de l’ADEESE travailleront dans le secteur public : nous avons intérêt à ce que la profession enseignante, l’école publique et l’éducation en général soient valorisées.

La grève permettra aux étudiants et aux étudiantes de libérer leur temps afin de participer massivement aux activités organisées par la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) et la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE) de la CSQ.

Pour en savoir plus: http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/09/29/001-greve-enseignants-ecoles-negociations-syndicats-fae-federation-autonome-enseignement.shtml

Quand l’ADEESE est-elle en grève?

L’ADEESE sera en grève le 30 septembre prochain, dans l’optique qu’il s’agit d’une grève nationale. Nous serons aussi en grève à chaque journée de grève nationale de la FAE et de la FSE-CSQ. Par exemple, une journée grève nationale chez la FAE se produit lorsque les huit syndicats locaux qu’elle représente sont en grève la même journée. De ce fait, le conseil exécutif de l’ADEESE se chargera de tenir ses membres informéEs lorsqu’une grève nationale aura lieu.

Mon cours aura-t-il lieu?

Tous les cours de la Faculté des sciences de l’éducation sont touchés par le mandat de grève. Seuls les cours de stages pour les étudiantEs en enseignement et les cours de counseling pour les étudiantEs en développement de carrière auront lieu. Nous vous invitons à être solidaire et à respecter le mandat de grève. Ce mandat à été adopté à près de 90 % lors de l’assemblée générale du 24 septembre.

Les cours de stage concernés sont : DLS-2203 gr 30, DLS-2003 gr 30, CAR-1700 gr 30, CAR-3750 gr 20, CAR-3750 gr 30

Quelles sont les activités organisées pour le 30 septembre?

Le 30 septembre prochain, la FAE organise une manifestation au Square Victoria à 12 h. L’ADEESE organise un contingent pour s’y rendre en groupe, rendez-vous à 10 h 45 à la Place Pasteur.

Dès 8 h 30 , nous vous invitons à venir au Philanthrope (N-S1100) pour débuter la journée de grève. Des levées de cours seront organisées.Il vous sera possible de faire des pancartes et d’autre matériel de mobilisation avant la manifestation.

Si vous préférez vous rendre directement à la manifestation, nous serons au coin de Square-Victoria et de l’avenue Viger O. vers 11 h 45. Repérez la bannière de l’ADEESE!

J’ai un travail à remettre ou un examen le 30 septembre, qu’est-ce que je devrais faire?

En cas de remise de travail ou d’examen prévu pour le 30 septembre, nous vous invitons à communiquer avec votre professeurEs ou chargéEs de cours afin de trouver une alternative respectant le mandat de grève. En cas de problèmes, vous pouvez communiquer avec affaires.universitaires@uqam.ca. Tous les professeurEs et les chargéEs de cours ont été prévenuEs.

Mon enseignantE insiste pour donner un cours, qu’est-ce que je devrais faire?

En vertu de leur convention collective, les enseignantEs doivent se présenter en classe. Toutefois, s’ils ou elles constatent que les conditions normales d’enseignement ne sont pas rassemblées, les cours seront levés. Par exemple, si la majorité des étudiantEs est absente, comme c’est le cas à chaque grève, le cours n’aura pas lieu. Nous vous invitons donc à respecter le mandat de grève en ne vous présentant pas à vos cours.

S’il y a problème particulier, contactez l’exécutif par Facebook en indiquant le sigle de votre cours et votre local.

J’habite à Tokyo (Laval), est-ce que je devrais me déplacer pour mon cours de 3 h?

Non, aucun cours n’aura lieu le 30 septembre.

Ententes d’évaluation

L’entente d’évaluation donne aux étudiants-es de chaque groupe-cours le droit et la responsabilité de s’entendre avec l’enseignant-e sur les échéances et les modalités d’évaluation du cours. La signature de l’entente doit se faire dans les deux premières semaines suivant le début officiel de la session. Tous les détails se retrouvent dans le Règlement 5 de l’UQAM.

 

Déroulement de la négociation

La signature de l’entente étant finale, il est important de prendre le temps d’en discuter. La discussion peut avoir lieu avec le professeur directement ; il est aussi possible de lui demander poliment, si cela vous rend plus à l’aise, de quitter la classe le temps de discuter entre étudiants-es. Lorsque le groupe a fait un choix, par consensus ou par vote formel, l’enseignant-e est invité à réintégrer la salle de cours et un-e porte-parole lui fait connaître les demandes du groupe. La négociation est alors ouverte.

 

Respect de vos droits

Lorsque l’enseignant-e se montre réticent-e face aux demandes, expliquez-lui clairement que ce processus important est issu du Règlement 5. Lorsque tout est fait dans le respect, il n’y a aucune gêne à avoir à argumenter et à remettre en question la proposition de l’enseignant-e.

 

Modification de l’entente

Il peut arriver que des circonstances majeures empêchent la tenue d’une ou plusieurs périodes de cours. Les raisons pour lesquelles cela vient à se produire sont diverses : un-e enseignant-e malade ou ayant des empêchements personnels, une grève, etc. Avec l’accord d’au moins les deux tiers du groupe présent, il est alors possible de rouvrir l’entente d’évaluation et de la modifier. En général, cette réouverture sera proposée pas l’enseignant-e après deux périodes de cours non dispensées. Sinon, il est de votre devoir d’en faire la demande.

 

Points importants de l’entente d’évaluation

  • La charge de travail (présence en classe, étude et travaux à remettre) doit être raisonnable.
  • Les critères d’évaluation doivent être précisés clairement.
  • Si l’évaluation porte sur un seul travail de session, la production de ce travail doit donner lieu à plus d’une évaluation et à une notation par étapes : plan détaillé, bibliographie, travail final, oral, etc.
  • S’il y a un examen final, il ne doit pas compter pour plus de 50 % de la note totale.
  • Dans le cas des travaux en équipe, l’entente d’évaluation doit spécifier quels éléments du travail se feront en équipe, le nombre de membres d’une équipe, le mode de fonctionnement et l’encadrement qui sera fourni par l’enseignant-e.

 

Quelques conseils :

  • La présence en classe n’est en aucun cas obligatoire (sauf pour les cours-atelier). Vous pouvez rejeter les points attribués à la présence.
  • Les modalités de correction du français doivent correspondre à la politique départementale en la matière.
  • Demandez à obtenir une première évaluation corrigée avant la date d’abandon sans échec ni remboursement (10e semaine de cours).
  • Essayez de négocier une diversité de modes d’évaluation parmi lesquels il est possible de faire un choix répondant aux aptitudes et aux goûts de tous. Par exemple, choisir deux questions parmi quatre, choisir plus d’un mode d’évaluation (travail de session, examen, travaux courts par exemple), retenir les deux meilleures notes parmi trois, etc.
  • Prévoyez également les dates de dépôt des questions dans le cadre des examens « maison », le droit de reprise en cas d’échec ou d’évaluation insatisfaisante ainsi que le droit de consulter les notes de cours durant l’examen.
  • Si un changement à l’horaire de cours est négocié, il doit être consigné dans l’entente.

Manifestation du 21 mai pour le droit au logement

sans-titreLe FRAPU, front d’action populaire en réaménagement urbain, défend nationalement le droit au logement en plus de lutter contre la pauvreté et de promouvoir les droits sociaux de tous et toutes. Il est possible de lire sur leur site internet que « Le gouvernement Couillard vient de sacrifier la moitié des unités de logement social, déjà largement insuffisantes, qui seront réalisées au Québec. En coupant 1500 logements sociaux et en les remplaçants par une forme d’aide passant essentiellement par le privé, il amorce la privatisation de l’aide au logement. »

Jeudi le 21 mai à 13h, vous êtes invités à participer à la manifestation qui  débutera au square Docherster et qui se veut le coup d’envoie du Camp pour le droit au logement.

Évènement Facebook de la manifestation

L’ADEESE vous invite, conformément aux campagnes pour l’année 2014-2015 adoptées à l’assemblée générale du 24 septembre, à participer à cette manifestation :

Que l’ADEESE fasse campagne pour :
– revaloriser la profession enseignante
– revaloriser les programmes sociaux, dont l’éducation, comme biens publics;
[…] Que cette campagne s’articule en opposition avec le discours économique dominant d’austérité budgétaire et pour l’élaboration d’alternatives fiscales favorisant la redistribution des richesses;
Qu’à cet effet, l’ADEESE se joigne, lorsqu’elle le pourra, aux actions et aux revendications opposées à l’austérité;
Que l’ADEESE se positionne en solidarité avec les luttes syndicales et étudiantes, locales et nationales, toujours dans la perspective de défendre nos programmes sociaux comme biens publics.

 

Journée de visibilité pour la rémunération des stages

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Montréal, 26 mars 2015 // Près de 100 000 étudiants-es interpellent le gouvernement sur la situation précaire des stagiaires en éducation. « C’est plus de 40 heures que nous devons investir dans la réalisation des activités liées à nos stages. Plusieurs étudiants-es sont forcés-es de quitter leur emploi et les stagiaires qui décident de continuer à travailler ne peuvent se concentrer pleinement à leurs tâches. Alors que le ministre Blais semble préoccupé par la formation des futurs-es enseignants-es, nous voulons lui rappeler que la situation financière précaire des stagiaires est un obstacle majeur à la réussite », affirme Marc-Olivier Lessard, étudiant en enseignement secondaire à l’Université de Sherbrooke.

À l’occasion du dépôt du budget, nous demandons une mesure de compensation financière pour les étudiants-es participant aux stages obligatoires. Regroupées dans le cadre de la Campagne de revendications et d’actions interuniversitaires pour les étudiants-es en Éducation en stage (CRAIES), des associations étudiantes suggèrent l’instauration d’une compensation financière égale à 330 $ par semaine, indexée au coût de la vie. « Le conseil général du PLQ a déjà pris position en faveur de cette mesure, il est temps de passer de la parole aux actes pour assurer la réussite des futurs-es enseignants-es », affirme Zoé Lacharité, étudiante en éducation préscolaire et en enseignement primaire à l’UQAM.

Toute la journée, des actions de visibilité sont organisées dans plusieurs écoles qui accueillent des stagiaires. Partout au Québec, les stagiaires en enseignement porteront en classe un chandail de la CRAIES. À l’université de Sherbrooke, les étudiants-es manifesteront sur leur campus. À Montréal, des étudiants-es ont suspendu une bannière au-dessus de l’autoroute Ville-Marie pendant l’heure de pointe; des clichés sont disponibles ci-haut.

« La valorisation de la profession enseignante passe aussi par la compensation des stages. En offrant de meilleures conditions de vie aux stagiaires, nous nous assurerons qu’ils s’investiront pleinement dans leur formation », affirme Jessica-Zoé Fournier, étudiante en adaptation scolaire et sociale à l’UQAC.

Participent à la campagne ces différentes associations étudiantes :

  • Association des étudiantes et étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation  de l’UQAM (ADEESE)
  • Mouvement des associations générales étudiantes de l’Université du Québec à Chicoutimi (MAGE-UQAC)
  • Association générale des étudiantes et étudiants de la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke (AGEEFEUS)
  • Association générale des étudiants-es de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGE-UQTR)
  • Association générale étudiante du campus de Rimouski de l’UQAR (AGECAR)
  • Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM)
  • Confédération des associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval (CADEUL)
  • Department of Education Interdisciplinary Graduate Student Association (DOEIGSA)


Renseignements
Xavier Dandavino, responsable aux affaires externes de l’ADEESE
affaires.externes@adeese.org

Assemblée générale de grève – 10 mars 2015 – 17 h – National

Toutes les étudiantes inscrites et tous les étudiants inscrits à un programme de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM sont convié-es à cette assemblée générale extraordinaire. Celle-ci fut convoquée par voie de pétition, conformément aux statuts et règlements de l’Association. Le conseil exécutif à écrit une lettre expliquant le contexte de cette convocation.

Mardi 10 mars 2015, 17 h
Au théâtre Le National (1220, Ste-Catherine Est – station Beaudry)
Événement Facebook
Cahier de participation

Ordre du jour

0. Procédures
1. Levée de cours
2. Avis de motion
3. Grève
4. Plan d’action

Austérité

Comme vous le savez sans doute, plusieurs mesures d’austérité ont été annoncées, à la fois par le gouvernement provincial et par l’administration de l’UQAM. Vous pouvez consulter les procès verbaux des deux dernières séances de l’Assemblée générale (11 février et 16 février) afin de prendre acte des résolutions déjà votées par l’Assemblée générale en vue de la mobilisation à venir en lien avec notre campagne annuelle contre l’austérité.

Avis de motion

Les avis de motion sont des textes déposés afin de changer les règlements et politiques de l’Association. Les avis de motion présentement déposés et sujets à débats pour adoption sont les suivants.

Règlements généraux (cotisations)
Règlements généraux (constitution du Conseil exécutif)
Règlements généraux (amendements divers)
Politique 4
Politique 9
AVIS DE MOTION – RECONSIDERATION
AVIS DE MOTION FEMINISATION DES TEXTES – 5 MARS 2015
AVIS DE MOTION – 3 mars 2015 – Nouveau poste

Compte-rendu de l’assemblée générale du 16 février

Voici un résumé des différentes prises de position adoptées lors de l’assemblée générale du 16 février 2015:

Que l’ADEESE convoque une assemblée générale de grève reconductible dès l’atteinte de deux des conditions suivantes:

  • L’équivalent de 30 000 étudiante-es ou travailleurs-ses réparti-es sur 3 localités, dans 7 associations similaires;
  • Une grève déclenchée par un syndicat de l’UQAM
  • Une grève au sein du secteur public
  • L’adoption d’une loi spéciale visant a briser une grève ou d’un décret gouvernemental des conventions collectives

Que l’ADEESE convoque une assemblée générale de grève pour participer à la manifestation nationale du 2 avril organisée par l’ASSÉ.

Que l’ADEESE, dans le cadre des négociations des conventions collectives des employé-es de l’État, appelle à une grève générale des travailleurs et des travailleuses du secteur public, particulièrement ceux et celles du secteur de l’enseignement, contre le gouvernement et ses politiques économiques de droite.

Que l’ADEESE les travailleuses et les travailleurs du secteur public, secteur composé majoritairement de femmes, à impliquer davantage dans cette grève son aspect féministe pour dépasser le syndicalisme traditionnel et à souligner, dans le débat, la question de la lutte pour les droits des femmes contre l’État qui leur refuse systématiquement le droit de grève par l’entremise de la Loi sur les services essentiels.

Grève du vendredi 31 octobre

Réunie le 29 octobre, l’Assemblée générale de l’ADEESE a voté à la majorité pour une grève d’une journée ce vendredi 31 octobre 2014.

Il n’y aura donc aucun cours ni évaluation ce vendredi.

MODALITÉS PARTICULIÈRES

L’Assemblée n’ayant pas défini de balises précises en lien avec cette journée de grève, le Conseil exécutif a interprété ainsi le mandat, en cohérence avec l’historique de l’ADEESE :

  • Les cours nécessairement préalables aux stages seront maintenus
  • Les stages seront maintenus
  • L’épreuve du test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFÉE) est maintenue
  • Le Philanthrope, votre café étudiant, sera fermé

Ces cours seront levés.

Ceci étant précisé, toujours dans l’idée de favoriser la participation massive à la manifestation et dans l’optique d’assurer une équité facultaire, nous encourageons les groupes ayant déjà une entente particulière concernant une activité pédagogique ce vendredi à maintenir ladite entente. Nous encourageons également les enseignant-es n’ayant pas déjà une entente avec leurs groupes du vendredi à établir de bonne foi un plan qui ne pénaliserait pas l’absentéisme, voire qui permettrait au plus grand nombre d’être libéré.

LEVÉES DE COURS

Nous vous invitons à participer aux levées de cours : le point de rendez-vous est devant le J-M770 (local de l’AFESH-AFESPED) à 9 h, à 13 h 30 et à 17 h 30. Du café et des collations seront à disposition des personnes volontaires.

MANIFESTATIONS
Ce vendredi il y aura deux manifestations contre l’austérité auxquelles vous pouvez vous joindre : la manifestation nationale à 11 h, qui partira du coin McGill/Sherbrooke, organisée par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, ainsi que la manifestation nocturne à 21 h, qui partira de la place Émilie-Gamelin, appelée par le Comité Printemps 2015.

MESSAGE AU CORPS ENSEIGNANT
Ce courriel a été envoyé aux professeur-es et aux chargé-es de cours. (Nous regrettons que la Faculté n’ait voulu transférer le message au corps enseignant, notre envoi s’est donc fait à l’aide de listes possiblement périmées.)

INTITULÉ INTÉGRAL DE LA MOTION

Considérant l’offensive tout azimut des gouvernements contre les services publics et les droits syndicaux
Considérant que les mesures d’austérité actuelles affectent le secteur de l’éducation à tous les paliers
Considérant que les services (aide aux devoirs, soutien à la réussite, aide alimentaire, etc.) aux élèves du primaire et du secondaire sont diminués, notamment par les coupures dans les commissions scolaires
Considérant que ces mesures s’incarnent dans le réseau universitaire, avec déjà des coupures de plus de 172 millions de dollars
Considérant que les coupures et compressions dans les services publics accentuent une inégalité fondamentale entre les individu-es en condamnant les plus pauvres à une précarisation de leur propre vie
Considérant qu’en tant que futur-es enseignant-es nous serons aux premières lignes des coupures budgétaires
Considérant que notre campagne pour la rémunération des stages et la revalorisation de la profession enseignante s’articule en opposition avec le discours économique dominant d’austérité budgétaire et pour l’élaboration d’alternatives fiscales favorisant la redistribution des richesses

Que l’ADEESE considère les coupes en éducation, en santé et dans les services publics en général comme un processus de réorientation des fonctions de l’État, où celui-ci ne se considère plus comme au service du bien commun, mais comme un facilitateur de la marchandisation et de la privatisation du réel
Que les étudiant-es de l’ADEESE soient en grève le 31 octobre et qu’alors aucun cour ni évaluation ne soit donné afin de favoriser une participation accrue à la manifestation contre l’austérité organisée par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics
Que l’on considère les manifestations contre l’austérité du 31 octobre du matin et du soir, ainsi que celles à venir, comme les premières étapes d’une escalade des moyens de pression et qu’on y participe
Que l’ADEESE invite et encourage ses membres à se joindre au piquetage et levées de cours du 31 octobre.

Grève du SEUQAM jeudi dernier : message du CE aux membres

Montréal, 16 octobre 2014

Ce message a pour objet la grève des employé-es de soutien (SEUQAM) du 9 octobre dernier. Il fait rapport des principales communications et faits observés lors des journées du 8 et 9 octobre, à l’UQAM.

Avant toute chose, le conseil exécutif de l’ADEESE tient à rappeler à ses membres et à l’ensemble de la communauté universitaire le mandat adopté lors de l’assemblée générale du 24 septembre dernier :

Considérant les négociations collectives à venir dans la fonction publique et l’historique du gouvernement libéral en ce qui concerne les lois spéciales anti-syndicales;
Considérant les effets de l’austérité sur notre propre université et ses conséquences sur la qualité de la formation universitaire et des services aux étudiant-es;
Que l’ADEESE se positionne en solidarité avec les luttes syndicales et étudiantes, locales et nationales, toujours dans la perspective de défendre nos programmes sociaux comme biens publics.

C’est en vertu de ce mandat que, le 8 octobre, le conseil exécutif a pris la décision d’informer les membres de l’ADEESE de l’intention du SEUQAM de tenir des lignes de piquetage et de bloquer les portes lors de sa deuxième journée de débrayage sur cinq dans le cadre des négociations.

Ainsi, une brève fut envoyée le jour-même où l’information officielle fut confirmée auprès de représentant-es du SEUQAM. À cette occasion, le message suivant a été diffusé : « L’exécutif de l’ADEESE appelle l’ensemble des membres étudiant-es inscrit-es en éducation à se montrer solidaire des employé-es de soutien et à ne pas franchir les lignes de piquetage », accompagné d’une explication sur les réouvertures d’ententes d’évaluation au retour des classes, entre autres.

Le lendemain, 9 octobre, des responsables du conseil exécutif ont assuré une présence sur le campus et ont pu observer l’ampleur de la mobilisation, tandis que d’autres assuraient la communication par différents médiums (courriel, téléphone, médias sociaux) sur l’état de la situation. C’est à ce moment que le conseil exécutif a constaté que les lignes de piquetage étaient nombreuses et bien présentes, mais aussi que certain-es étudiant-es, professeur-es et chargé-es de cours ont tout de même traversé ces lignes.

Vers 15 h, le conseil exécutif a diffusé le message suivant : « À la suite d’une discussion avec l’exécutif du SEUQAM, nous avons reçu l’information que les lignes de piquetage sont terminées depuis 15 h. Toutefois, il y a encore des chances de perturbations au sein de l’UQAM. Dans le cas d’une absence à une évaluation ou de l’impossibilité de remise d’un travail dans les conditions actuelles, l’accompagnement et la médiation nécessaires seront faites par l’Association auprès des étudiantEs et professeurEs ou chargéEs de cours concernéEs ».

Certain-es responsables du conseil exécutif sont intervenu-es dans des classes ou ont participé à titre individuel à des levées de cours. Ces levées de cours étaient le fruit d’initiatives individuelles et spontanées formant un collectif d’étudiant-es et d’employé-es de l’UQAM, décidé-es à lever les cours pour faire respecter le piquet de grève du SEUQAM.

Le conseil exécutif réitère qu’il soutiendra tous les membres ayant subi un préjudice universitaire en ayant respecté les lignes de piquetage. Pour toute plainte académique liée à la grève de jeudi dernier, veuillez contacter le responsable aux affaires universitaires, Claude Jolicoeur, au affaires.universitaires@adeese.org

Solidairement,
le Conseil exécutif de l’ADEESE

Énoncé de notre campagne annuelle

Voici la motion adoptée à l’unanimité lors de l’assemblée générale ordinaire du 24 septembre 2014, qui donne les bases de la campagne annuelle 2014-2015 de l’ADEESE :

Considérant la volonté affirmée des membres de l’ADEESE de voir leurs stages être rémunérés;
Considérant le contexte budgétaire actuel, lequel se manifeste par des coupures dans les programmes sociaux, notamment en éducation;
Considérant la volonté mal cachée du gouvernement d’établir un consensus social autour de la réduction de la taille de l’État, notamment par la Commission de révision des programmes et la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise;
Considérant la nécessité pour les étudiant-es ayant un double statut (étudiant-es et futur-es professionnel-le-s) de s’opposer à ces mesures et à ce modèle de société;
Considérant les négociations collectives à venir dans la fonction publique et l’historique du gouvernement libéral en ce qui concerne les lois spéciales anti-syndicales;
Considérant les effets de l’austérité sur notre propre université et ses conséquences sur la qualité de la formation universitaire et des services aux étudiant-es;

Que l’ADEESE fasse campagne pour :
– revaloriser la profession enseignante
– revaloriser les programmes sociaux, dont l’éducation, comme biens publics;
Que cette campagne se manifeste localement sur la nécessité de rémunérer les stagiaires en éducation et dans d’autres domaines traditionnellement féminins, notamment dans la perspective de contribuer à l’égalité homme-femme;
Que les membres de l’ADEESE travaillent à développer des liens de solidarité avec les travailleurs et travailleuses de l’éducation dans leur milieu de stage et de travail;
Que cette campagne s’articule en opposition avec le discours économique dominant d’austérité budgétaire et pour l’élaboration d’alternatives fiscales favorisant la redistribution des richesses;
Qu’à cet effet, l’ADEESE se joigne, lorsqu’elle le pourra, aux actions et aux revendications opposées à l’austérité;
Que l’ADEESE se positionne en solidarité avec les luttes syndicales et étudiantes, locales et nationales, toujours dans la perspective de défendre nos programmes sociaux comme biens publics.