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L’ADEESE en grève du 19 au 23 novembre 2018

Voici la proposition adoptée à très forte majorité lors de l’assemblée générale de grève du 9 octobre 2018:

Considérant la campagne pour la rémunération de tous les stages à tous les niveaux d’étude qui a cours depuis deux ans, notamment à Montréal, en Outaouais, à Sherbrooke, à Québec et à Trois-Rivières;

Considérant l’ultimatum lancé au gouvernement par l’ADEESE, l’Association facultaire des étudiantes et étudiants de sciences humaines (AFESH-UQAM) de l’UQAM, l’association des étudiant.e.s en enseignement secondaire à l’UQAM (Amébes), l’association des étudiant.e.s aux cycles supérieurs en éducation de l’UQAM, l’association étudiante de travail social de l’UQAM (Aéts-Uqam), l’association des étudiant.e.s prégradué.e.s de philosophie de l’université Laval (Ageepp Asso. des Étudiant(e)s Prégradué(e)s en Philosophie), le cégep du Vieux Montréal (Agecvm), le cégep Marie-Victorin (Syndicat Étudiant Cegep Marie-Victorin), le Cégep de St-Laurent (AECSL : Association Étudiante du Cégep de Saint-Laurent), le Cégep de Sherbrooke (AECS Association étudiante du Cégep de Sherbrooke), le Regroupement des étudiants et étudiantes en travail social de l’Université du Québec en Outaouais (REETS-UQO), l’association des étudiant.e.s du module d’éducation de l’UQO (Aémé Uqo) et l’Association des étudiantes sages-femmes du Québec – AESFQ afin que soit mis en place un programme de rémunération de tous les stages; ultimatum culminant avec une grève générale illimitée à l’hiver 2019;

Considérant la nécessité de maintenir la pression sur le gouvernement nouvellement formé;

Considérant que ce sont les journées de grèves tenues jusqu’à maintenant qui ont contraint le gouvernement à mettre en place une mesure budgétaire afin de compenser le stage final en enseignement;

Considérant que la mesure adoptée dans le dernier budget provincial afin de compenser le stage final en enseignement a pour objectif de diviser le mouvement pour la rémunération des stages et constitue une solution peu coûteuse pour le gouvernement sans répondre à la revendication du mouvement, soit la rémunération de l’ensemble des stages pour toutes les disciplines et à tous les niveaux d’étude;

Considérant qu’il n’y a aucune garantie que cette mesure soit maintenue dans le prochain budget;

Considérant que la mesure ne concerne que les stagiaires du stage final en enseignement alors que les étudiantes et étudiants en enseignement doivent compléter des centaines d’heures de stages dans les trois premières années de leur formation et que le montant de la bourse est le même peu importe la durée du stage final ce qui maintient un traitement injuste entre les stagiaires;

Considérant que les étudiantes et étudiants en développement de carrière n’ont pas accès à cette mesure;

➡️ Que l’ADEESE poursuivre la mobilisation de ses membres en faveur de la rémunération de tous les stages à tous les niveaux d’étude.

➡️ Que l’ADEESE tienne une semaine de grève du 19 au 23 novembre inclusivement, dans une perspective d’escalade des moyens de pression.

➡️ Que l’ADEESE mobilise les membres de l’association afin de participer à l’organisation des activités lors de la journée d’actions décentralisée du 21 novembre.

➡️ Que, dans une perspective d’élargissement, l’ADEESE mobilise des membres afin de participer aux tournées de mobilisation dans les autres régions et campus.

➡️ Que l’ADEESE communique avec les différents départements afin de les prévenir de la grève à venir et de s’assurer qu’aucun.e stagiaire en grève ne sera menacé.e ou pénalisé.e d’une quelconque manière.

Cessons de crier victoire : une réponse féministe à la compensation financière

  1. Invisibilisation

La CRAIES a récemment crié victoire par rapport à l’annonce du gouvernement d’attribuer un budget pour la compensation du stage final en éducation. Toutefois, la CRAIES, représentée généralement et majoritairement par des hommes, n’a pas pris en compte les conditions vécues majoritairement par les personnes opprimées dans le genre à travers leur prise de position. Crier victoire sur la probable obtention d’un dédommagement financier invisibilise les discours féministes mis de l’avant durant les derniers mois sur les violences sexuelles en milieux de stage.  

  1. Relations de pouvoir et violences sexuelles et psychologiques

En choisissant d’accorder une compensation plutôt qu’une rémunération, on ne reconnaît toujours pas la valeur du travail réalisé par les stagiaires. En effet, cette dévalorisation nous rend encore plus propices à l’exploitation et à la soumission, car cela nous place en position d’infériorité face aux autres professionnel.le.s dans les milieux de stage. Ayant un moindre pouvoir d’agir, de dénoncer ou de contester, il devient très difficile de se défendre contre les oppressions et les violences sous toutes ses formes.  

N’étant pas reconnues comme travailleuses par les normes du travail, nous avons aucune défense contre les violences sexuelles et psychologiques. « Votre employeur doit prendre des mesures pour prévenir le harcèlement sexuel et y mettre fin, s’il y a lieu » (source: https://www.educaloi.qc.ca/capsules/le-harcelement-sexuel-au-travail). En tant que stagiaire non-rémunérée, ni le milieu de stage, ni l’université, n’occupe le rôle d’employeur : la non-reconnaissance des tâches que nous effectuons en stage comme un travail nous place donc, dans un flou administratif concernant les politiques relatives au harcèlement sexuel en milieu de travail.

         – Membres du comité féministe en éducation

Budget 2018-2019: fausse bonne nouvelle pour les stagiaires

              Depuis 2014, c’est plus de 4 milliard$ qui ont été coupés dans les services publics comme la santé et l’éducation. Le gouvernement a donc le beau jeu de redistribuer des miettes à un groupe de stagiaires bien ciblé.

Division du mouvement étudiant

La mobilisation pour la rémunération de l’ensemble des stages, qui a débutée il y a deux ans et qui a donné place à plusieurs journées de grève cette année, n’est pas étrangère à l’annonce récente de la rémunération du quatrième stage en éducation. Au contraire, cette stratégie du gouvernement libéral vise essentiellement à diviser les étudiantes et les stagiaires. En effet, alors que la campagne de la CRAIES dure depuis 12 ans, ce n’est que tout récemment que le gouvernement ainsi que le milieu universitaire réagissent sur cet enjeu. À l’UQAM, il aura fallu des journées de grèves et un blocage du conseil d’administration pour que ce dernier entreprenne un processus de positionnement en faveur de la rémunération des stages.

En ce sens, accorder une compensation financière pour les stages finaux en enseignement à ce moment-ci n’est pas anodin. Il est même souhaitable pour le gouvernement de cibler un groupe stratégique afin de briser la mobilisation avant qu’elle ne prenne des proportions trop difficiles à contrôler. Le choix des stages finaux en enseignement est un incontournable, compte tenu de la place qu’occupe la campagne de la CRAIES dans le paysage médiatique depuis les derniers mois. D’ailleurs, rappelons que le gain obtenu n’est qu’une compensation financière, c’est-à-dire qu’il n’est pas question de reconnaître le travail que font les stagiaires (travail qui est aussi fait par plusieurs lors de leur stage 1, 2 ou 3). Une véritable reconnaissance du travail nécessite un salaire et rendrait inconcevable l’exclusion systématique des stagiaires du domaine des relations de travail. C’est pourquoi les membres de l’ADEESE ont adopté en assemblée générale la revendication d’un salaire pour tous les stagiaires; afin que cesse enfin le mépris!

Si cette mesure peut sembler une victoire pour les stagiaires en enseignement, il ne faut pas oublier nos collègues qui font leurs stages dans d’autres domaines traditionnellement féminins, que ce soit dans les services sociaux ou dans les arts. Illes ont des conditions de travail semblables aux nôtres et hiérarchiser les domaines méritant des stages payés dans le secteur public démontre un manque de solidarité injustifiable compte tenu des enjeux que nous partageons tous et toutes.

Il faut voir ce cadeau empoisonné, non pas comme un frein à notre mobilisation mais comme une reconnaissance du rapport de force que nous sommes en train de créer. C’est en s’unissant avec des futures infirmières, travailleuses sociales, sages-femmes et plusieurs autres professionnelles du secteur du « care » que nous avons bâti un mouvement uni, juste, cohérent et regroupant des enjeux qui regroupent autant les luttes féministes, des personnes racisées ainsi que de la reconnaissance des droits des travailleurs et travailleuses en milieu professionnel, collégial et universitaire.

 

Coupures budgétaires en éducation

Les 15 millions$ ne seront évidemment pas versés entièrement pour la compensation des stagiaires finissant.es en enseignement. Ils seront amputés de dépenses bureaucratiques et administratives. Nous devons aussi insister sur le fait que, en plus des sommes enlevées que nous venons de mentionner, il s’agit d’un 15 millions$ fixe jusqu’en 2023 qui ne tient pas compte du nombre de stagiaires qui en bénéficieront ni de l’inflation durant cette période alors qu’avec un statut de travailleur.euse et une rémunération, le salaire augmenterait et pourrait suivre, dans une moindre mesure, le coût de la vie. De plus, il faut rappeler que dans le présent budget, les CÉGEPS se voient accorder un budget risible de 5M$ pour l’année. Or, les étudiant.e.s en techniques représente pratiquement 50%¹ des inscriptions au collégial. La très grande majorité de ces étudiant.e.s doivent effectué.e.s des stages non rémunérés. Il est donc primordial d’être solidaire avec ces dernier.ères dans la lutte pour la rémunération des stages!

 

Travail gratuit de stagiaires qui finance la compensation en éducation

Il ne faut pas se leurrer. Si un club sélect de stagiaires a droit à une compensation financière pour leurs stages finaux, ce sera au détriment d’une majorité de stagiaires qui fournissent du travail gratuit telles que les infirmières, travailleuses sociales, sages-femmes, éducatrices à la petite enfance, etc. En effet, si une compensation financière est possible pour le stage final en éducation, c’est en partie grâce aux coupures budgétaires des années antérieures dans les services publics. Il est donc important de réaffirmer notre solidarité envers elles et eux par principe d’équité et de dénoncer leur instrumentalisation à des fins électoralistes.

 


  1. http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/politiques_orientations/Rapport_annuel_de_gestion_MEES-2016-2017.pdf

Avis de convocation – Reprise de l’AG le 28 mars

 

REPRISE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE D’ÉLECTIONS

Mercredi 28 mars à 17h au local A-2860

Comme l’assemblée générale d’élections du 21 mars n’a pas eu lieu, faute de quorum, l’ADEESE invite ses membres à participer à sa reprise.

Tous les postes au sein du Conseil d’administration et du Conseil exécutif sont en élection. Pour plus d’informations concernant les postes en élection, vous pouvez consulter le premier lien au bas de la description. Quant aux orientations annuelles, vous pouvez également en proposer en ligne en cliquant sur le deuxième lien au bas de la description. L’ADEESE doit aussi se prononcer sur différentes possibilités de bonification des services psychologiques de l’UQAM. Le sondage ci-bas entame la réflexion sur la bonification de ce service et il est à titre indicatif seulement.

L’ADEESE vous convie donc à une Assemblée générale d’élections qui aura lieu mercredi le 28 mars 2017 à 17h00 au local a-2860

PIZZA AU RENDEZ-VOUS !
Ordre du jour ci-dessous :
0. Procédures d’ouverture
1. Orientations annuelles
2. Élections
3. Bonification de l’offre en soutien psychologique
4. Règlements généraux
5. Procédures de fermetureLe cahier de participation sera disponible sous peu. Si vous souhaitez présenter des propositions à l’assemblée et vous aimeriez qu’elles soient incluses dans le cahier de participation, veuillez les faire parvenir à la responsable au secrétariat général: sg@adeese.org

Lien vers l’événement des élections annuelles :https://www.facebook.com/events/1891332247812237/

Lien vers le sondage des orientations annuelles pour l’année 2017-2018 :https://fr.surveymonkey.com/r/WQSS2XR

Lien vers le sondage sur la bonification de l’offre en soutien psychologique: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSd58qOP4HCfa5Sx2ovmzJZb1KRnTxJmr3LgwSwubQ1HwLp6mw/viewform

 

Communiqué – Convocations au Comité disciplinaire

 

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Montréal, le 8 juin 2016

Les associations étudiantes de l’Université dénoncent les récentes actions de la direction qui utilise la peur afin de contrôler la population étudiante.

Le 3 juin dernier, deux étudiant.e.s ont reçu des avis de convocation devant le Comité disciplinaire concernant des actions politiques alléguées qui auraient été menées lors de la grève du printemps 2015. Cette grève avait, alors, en partie pour but de manifester contre les expulsions politiques. Ces deux étudiant.e.s font maintenant face à des sanctions pouvant aller jusqu’à l’expulsion à vie. Une telle sanction aurait un grand impact sur la suite du parcours scolaire des personnes concernées, sans compter les conséquences psychologiques dues au stress de telles accusations, ainsi que les conséquences économiques qui s’ajoutent pour elles et ce, tout au long du processus.

Alors que des victoires pour le droit de manifester sont gagnées depuis quelques mois, notamment par l’invalidation du règlement 500.1, on sent que l’UQAM fait preuve de régression en la matière. La création de ce dit Comité disciplinaire en décembre 2015 en est un exemple concret.

Nous dénonçons  également le délai ridiculement court laissé aux personnes visées pour préparer leur défense. Ceux-ci et celles-ci, d’ailleurs, font encore face à de failles procédurales inacceptables. Il n’est toujours pas possible d’accéder à la preuve entière du dossier; il est impossible de contre-interroger les personnes témoins; il est également impossible de s’assurer d’une décision juste et objective de la part du comité. Finalement, malgré que la Charte des droits des étudiant.e.s garantissent à ces dernières et derniers le droit de participer activement à la mise en place des politiques qui les concernent, la politique entourant le comité disciplinaire a été adoptée de façon confidentielle sans aucune forme de consultation.

Cette décision stratégique de l’UQAM de convoquer les étudiant.e.s au mois de juin mérite une réaction forte et c’est pourquoi les associations facultaires de l’Université se mobiliseront autant qu’il le faudra pour défendre la liberté d’association, d’expression et les droits des étudiant.e.s garantis par la Charte des droits des étudiant.e.s

Nous exigeons de la direction le retrait immédiat de ces convocations et qu’aucune autre convocation du genre ne soit envoyée jusqu’à ce qu’un dialogue réel ait été entamé avec l’ensemble des associations sur ce processus qui brime directement les droits de leurs membres et qui a été mis en place sans leur accord et leur participation.

Association des étudiantes et étudiants et sciences de l’éducation (ADEESE-UQAM)

Association facultaire étudiante des arts (AFEA-UQAM)

Association facultaire étudiante des sciences humaines (AFESH-UQAM)

Association étudiante du secteur des sciences (AESS-UQAM)

Association facultaire étudiante de langues et communication (AFELC-UQAM)

Association étudiante du module de science politique (AÉMSP-UQAM)

Association des baccalauréats interdisciplinaires en champs d’études politiques (ABICEP-UQAM)
Association étudiante de droit (AED-UQAM)

Association étudiante des cycles supérieurs en droit (AECSD-UQAM)

Association étudiante des cycles supérieurs en science politique (AECSSP-UQAM)

Heures de permanence – Semaine du 16 au 20 mai 2016

Voici l’horaire de la permanence associative au bureau pour la semaine du 16 au 20 mai 2016.
Les bureaux de l’ADEESE sont situés au N-S1205, au premier sous-sol du pavillon Paul Gérin-Lajoie (N).

Pour toute question, veuillez communiquer avec l’ADEESE par courriel au adeese@uqam.ca.

  • Lundi : 14h à 18h
  • Mardi : 12h30 à 18h
  • Mercredi : 12h30 à 18h
  • Jeudi : 9h30 à 14h
  • Vendredi : FERMÉ

 

Heures de permanence – Semaine du 9 au 13 mai 2016

Voici l’horaire de la permanence associative au bureau pour la semaine du 9 au 13 mai 2016.
Les bureaux de l’ADEESE sont situés au N-S1205, au premier sous-sol du pavillon Paul Gérin-Lajoie (N).

Pour toute question, veuillez communiquer avec l’ADEESE par courriel au adeese@uqam.ca.

  • Lundi : 12h30 à 18h
  • Mardi : 12h30 à 18h
  • Mercredi : 12h30 à 18h
  • Jeudi : Fermé
  • Vendredi : 12h30 à 15h

 

Communiqué – excuses publiques

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30 avril 2016

Les membres du Conseil exécutif 2015-2016 de l’ADEESE-UQÀM se rétractent face à la motion de blâme adoptée contre Stéphanie Thibodeau lors de leur réunion du 12 avril 2016. Elles et ils s’excusent publiquement pour cette résolution.

En conséquence, les membres du Conseil exécutif 2016-2017 de l’ADEESE-UQÀM ont retiré la résolution litigieuse du site internet de l’ADEESE-UQÀM et ont adopté une nouvelle résolution qui sera ajoutée au procès-verbal de la réunion du 12 avril 2016. La résolution se lit comme suit :

« Sans préjudice,

Considérant la motion de blâme déposée par le Conseil exécutif de l’ADEESE-UQÀM contre Stéphanie Thibodeau, membre du Conseil d’administration de l’ADEESE-UQÀM, lors de la réunion du Conseil exécutif du 12 avril 2016 ;

Considérant plusieurs aspects de la situation qui méritent nuances et ajustements ;

Que les membres du Conseil exécutif de l’ADEESE-UQÀM s’excusent à Stéphanie Thibodeau pour les désagréments que cette situation a pu lui occasionner.

Que la résolution litigieuse soit retirée du site internet de l’ADEESE-UQÀM. »

Solidairement,

Le Conseil exécutif de l’ADEESE-UQÀM

 

Situation au Conseil d’administration – Avis de l’exécutif sur la question

À la suite de l’assemblée générale du 6 avril 2016, assemblée générale qui s’est déroulée de façon particulièrement tendu en raisons de conflits entre élus-es de l’Association et des négociations avec les employés-es de l’ADEESE qui sont toujours au point mort, le conseil exécutif a adopté une résolution afin de statuer sur le conflit en cours.

La résolution adoptée le 12 avril 2016 lors d’une réunion du Conseil exécutif de l’ADEESE:

Considérant les multiples vacances et démissions non-remplacées au Conseil d’administration durant le mandat 2015-2016, contrevenant ainsi à l’article 28 des règlements généraux de l’ADEESE ;

[…]

Considérant la motion de blâme que s’est octroyée le Conseil d’administration, lors de la séance du 11 avril 2016 relativement à son manque de rigueur dans le processus de négociations du contrat des employés-es de l’ADEESE ;

Considérant le rôle de Claude Rouleau Jolicoeur, Responsable aux affaires financières et administratives, dans la tentative de gestion de la situation au Conseil d’administration entre le 29 mars 2016 et le 6 avril 2016;

Considérant que le Conseil exécutif a manqué à ses devoirs de vigilance et de gestion quotidienne des affaires de l’Association en omettant de faire part des conflits d’intérêt qui lui avaient été communiqués au Conseil d’administration et également en omettant de prendre ses responsabilités envers les employés-es dans le processus de négociations ;

Considérant le préjudice causé aux employés-es en soumettant le renouvellement de leur contrat à l’Assemblée générale du 6 avril 2016, notamment à l’attaché à l’exécutif, alors secrétaire d’assemblée sous les directives du Conseil exécutif, qui a dû lui-même rédigé la proposition ;

Considérant la diffusion par un blog des événements de l’Assemblée générale du 6 avril 2016 ;

Considérant que les négociations en cours ne font l’objet d’aucun règlement ou politique de l’ADEESE les encadrant ;

Que l’on blâme le Conseil exécutif pour son manque de vigilance à propos des situations de conflits d’intérêt s’étant produites au Conseil d’administration et à l’Assemblée générale et ayant causé préjudice aux employés-es de l’ADEESE et à l’ADEESE elle-même ;

[…]

Que l’on blâme le Responsable aux affaires administratives et financières Claude Rouleau Jolicoeur pour sa gestion de la situation problématique causant préjudice aux employés.es de l’ADEESE lors de l’Assemblée générale du 6 avril 2016 ;

Que l’on reconnaissance le droit et le devoir de l’Assemblée générale de se saisir des questions relatives au bon fonctionnement de l’Association et aussi de se saisir de tout litige en cours entre des élus-es de l’Association ;

Que l’on rappelle à l’ensemble des membres que les questions relatives aux contrats de travail font partie des mandats du Conseil d’administration, cela pour créer de saines conditions d’embauche et de gestion des ressources humaines ;

Que l’on reconnaisse le droit des membres à proposer et délibérer, lors des assemblés générales, sur ce qu’ils et elles considèrent pertinent, mais que l’on déplore que ce droit n’ait pas été usé avec diligence et qu’il ait causé un préjudice aux employé-es de l’ADEESE ;

Que l’on déplore la diffusion de propos fallacieux et incendiaires sur les médias sociaux, lesquels propos, pas plus que la proposition qu’ils prétendent dénoncer, ne contribuent pas à régler le conflit en cours ;

Que l’on s’excuse auprès des employés-es, reconnaisse l’importance de leur travail quotidien et réaffirme leur droit à négocier leurs conditions de travail ;

Que l’on fasse le constat des lacunes d’expérience et réglementaires de l’ADEESE en matière de gestion des ressources humaines et que l’on recommande à la prochaine équipe de réviser la politique d’embauche pour en faire une politique plus large contenant une section dédiée à la gestion des gestions des ressources humaines ;

Au moment de publier ces lignes, le Conseil exécutif(CE) et le Conseil d’administration(CA) ont reçu un avis d’audience du Tribunal administratif du travail relativement à la requête en accréditation syndicale déposée par les employés-es engagés-es à la permanence de l’Association. Les deux instances (CE et CA) ont accueilli cette nouvelle favorablement et considèrent que le processus de négociations sera mieux encadré par le code du travail que par les règlements et politiques de l’ADEESE.

Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter.