Rémunération des stages

Depuis plusieurs années, la rémunération des stages a été une préoccupation importante à l’ADEESE. Celle-ci a pris une place centrale en septembre 2014 :

« Que l’ADEESE fasse campagne pour revaloriser la profession enseignante et revaloriser les programmes sociaux, dont l’éducation, comme biens publics;
Que cette campagne se manifeste localement sur la nécessité de rémunérer les stagiaires en éducation et dans d’autres domaines traditionnellement féminins, notamment dans la perspective de contribuer à l’égalité homme femme;
Que cette campagne s’articule en opposition avec le discours économique dominant d’austérité budgétaire et pour l’élaboration d’alternatives fiscales favorisant la redistribution des richesses;
Qu’à cet effet, l’ADEESE se joigne, lorsqu’elle le pourra, aux actions et aux revendications opposées à l’austérité;
Que l’ADEESE se positionne en solidarité avec les luttes syndicales et étudiantes, locales et nationales, toujours dans la perspective de défendre nos programmes sociaux comme biens publics;
Que les membres de l’ADEESE travaillent à développer des liens de solidarité avec les travailleurs et travailleuses de l’éducation dans leur milieu de stage et de travail. »

Cette campagne s’est actualisée de plusieurs façons au travers des années, dont la participation à la Campagne de Revendications et d’Actions Interuniversitaires des Étudiant-es en éducation en Stage (CRAIES).

À l’assemblée générale du 17 novembre 2016, cette campagne a été revitalisée et a pris davantage d’ampleur:

« Que l’ADEESE se positionne en faveur d’une campagne dont les principales revendications sont (sous le thème du travail étudiant):
Le plein salaire pour tous-tes les étudiant-es en situation de stage à tout ordre d’enseignement ;
– L’abolition de la contribution parentale dans le calcul de l’aide financière aux études;
– La gestion collégiale (entre étudiant-es, professeur-es, et employé-es) des institutions d’enseignement ;
– La valorisation et l’utilisation concrète de la production étudiante par la mise en place d’un programme à cet effet au collégial comme au niveau universitaire.

Dans une perspective de reconnaissance des études comme un travail intellectuel méritant un salaire et des conditions convenables ;
-Que soit mis de l’avant l’aspect féministe d’une campagne avec de telles revendications, entre autres, car le modèle actuel de l’AFE contribue à maintenir l’institution patriarcale du mariage.
-Que soit mis de l’avant l’aspect anticapacitiste d’une campagne avec de telles revendications, les étudiant-es ayant des incapacités étant particulièrement pénalisé-es par l’obligation de conjuguer études et travail rémunéré.
-Que l’on profite d’une telle campagne pour mettre de l’avant l’intérêt, trop souvent méprisé, des étudiant-es LGBTQIIAA+, la condition étudiante actuelle forçant la cohabitation parfois tendue avec des familles opposées à la prise de liberté sexuelle de l’étudiant-e.
-Que l’on profite d’une telle campagne pour mettre de l’avant l’intérêt, trop souvent méprisé par le mouvement étudiant, des étudiant-es en technique, les stages et l’AFE les touchant davantage que la hausse des frais de scolarité à l’université, enjeu constamment mis au centre de la lutte étudiante. –
Que l’on profite de cette campagne pour dénoncer le racisme systémique qui affecte les étudiant.e.s racisié.e.s dans leur milieu d’étude et de stage. »

 Cliquez ici pour lire un court compte-rendu de la journée du 16 février.

Cliquez ici pour lire les discours des quatre membres de l’ADEESE qui ont été lus pendant la manifestation à Québec.