En décembre 2003, l’Association des étudiantes et des étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM (ADEESE-UQAM) menait une vaste enquête sur les conditions de vie des stagiaires en éducation où l’on voyait déjà les impacts négatifs des stages : augmentation du stress, de la fatigue, difficulté de concilier un travail à temps partiel pendant le stage, etc.


Au printemps 2007, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), dont l’ADEESE-UQAM fait partie, effectuait un sondage auprès des étudiantes et des étudiants qui avaient effectué leur 4e stage. Le portrait brossé par ce sondage ne faisait que confirmer les conclusions de l’étude de 2003 : les stagiaires en éducation vivent dans une précarité financière très grande.


Il ne restait plus qu’à ajouter au tableau les dépenses scolaires des stagiaires pour les crédits du stage 4.


Tableau : Droits de scolarité et frais institutionnels obligatoires reliés à un stage IV en éducation à l’UQAM


Un stage c’est 60h de travail /semaine… sans rémunération

Le 4e stage consiste en une prise en charge d’une tâche complète de travail. La ou le stagiaire doit donc être présent en classe et à l’école pendant toute la journée, 5 jours par semaine. De plus, le sondage a démontré que la moyenne du travail effectué à l’extérieur du stage remontait à 20, 3 h / semaine. Ajouté au 40h/ semaine de présence à l’école, cela fait 60h de travail par semaine en tout où bien sûr le stagiaire n’est pas payé. Multiplié par le nombre de semaines d’un stage (12 en moyenne) et vous avez la totale.




Le 4e stage coûte aux plus de 3000$ à l’étudiante ou à l’étudiant

Ce chiffre provient d’un calcul simple. Le sondage a démontré que les stagiaires perdaient en moyenne 2200$ de revenus. Elles et ils avaient des dépenses supplémentaires associées au stage de l’ordre de 422$ en moyenne. À l’UQAM, les étudiantes et les étudiants payent en moyenne 490$ en droits de scolarité et en frais institutionnels obligatoire. En additionnant les pertes aux dépenses, on obtient 3112$.





50% des stagiaires doivent quitter leur emploi durant leur stage

Le sondage l’a révélé, pour un étudiant sur deux, il est impossible de concilier un travail à temps partiel et un stage. Cette donnée s’explique en grande partie par le fait qu’il est interdit au stagiaire de faire de la suppléance pendant son stage.







La rémunération des stages représenterait 0,11 % du budget du ministère de l’Éducation.

La FEUQ a calculé que rémunérer l’ensemble des stagiaires au salaire minimum (8,50$/h) coûterait à l’État québécois aux environs de 15 millions de dollars. Ce qui ne représente que 0,11% du budget du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport !!!

 
Stages en éducation
 

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